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Ælthiłhim

De Wikiquestia
Élfirim
Ælthiłihm (æl)
[aɛlθiʎʳim]
Informations générales
Pays Säswił~Soldäł
Sheliba
Velhaw
Nombre de locuteur·s~147.000
Nom·s des locuteur·sÆlthiłihmien
TypologieOSV, agglutinante, ergative
Système d’écritureAlphabet Ælthiäm


Classification
Famille linguistiqueLangues ælthiques
  • Ælthiäm
Langue·s mère·sÆlthiäm


Échantillon
Texte originalMäläc̈ tälüm šorah
Transcription phonétique[ˈmæ.læt͡ʃ ˈtæ.lʊm ˈʃɔ.ɾɑ]
TraductionJe me souviens de ta lumière


Répartition principale

Fichier:Fichier:Aelthar Carte.png
En bleu : zones actuelles d’usage

L’Ælthiłihm (élfirim) est une langue de la famille des langues Ælthiämèsques, langue fille directe de l’Ælthiäm. Elle s’est développée sur l’île de Tołyhem̈ par les descendants de la tribu des Thälirähem̈ avant que ces habitants ne migrent pour fonder Säswił~Soldäł (en Actoria) et ShelibaTolkonor).

L’Ælthiłihm conserve une remarquable cohérence structurelle entre ses deux branches, malgré plusieurs millénaires de divergence géographique. Elle est utilisée comme langue officielle, langue rituelle, et vecteur poétique dans ces deux grandes civilisations ælthiques.

Historique

L’Ælthiłihm est l’une des principales langues filles dérivées de l’Ælthiäm, la langue originelle des Ælths exilés suite au Grand Oubli — un sortilège condamnant ces Ælths à l’amnésie, sur le continent de l’éxil : Ka'r Droûst, les forçant à reconstruire une identité, une mémoire et un langage depuis les fondations du souffle, de l’instinct et du monde naturel.

Au sein de ce peuple resurgi du néant, la tribu des Thälirëen s’imposa comme une lignée unifiée, forte et migrante qui prit la mer au sud pour s’installer en Actoria et fonder le royaume de Säswił~Soldäł. Mais, confrontée à des tensions territoriales et philosophiques, elle se scinda : une grande partie de sa population franchit à nouveau les mers au sud et posa les fondations du royaume Sheliba sur les rives fertiles de Tolkonor. De cette division naquirent deux rameaux linguistiques jumeaux de l’Ælthiłihm. Bien que séparées géograéhiquement, les deux variantes sont restées largement intercompréhensibles grâce à la permanence de structures grammaticales communes, à la tradition des chants partagés et à la transmission régulière d’écrits sacrés.

L’Ælthiłihm hérite de la structure phonétique fluide de l’Ælthiäm, tout en s’en démarquant par l’usage renforcé de la consonne roulée ł, une musicalité marquée par ses sons longs, et des déclinaisons grammaticales simplifiées. Elle est connue pour sa syntaxe souple, son système verbal en trois groupes, et son lexique fortement lié à la perception sensorielle et à la mémoire.

Utilisée par les peuples de Säswił~Soldäł et Sheliba l’Ælthiłihm sert aujourd’hui de langue officielle, de vecteur poétique et de transmission orale pour une tradition culturelle enracinée dans la mémoire d’un passé brisé. Bien que distincte de l’Ælthiäm classique, elle en conserve l’empreinte dans sa structure profonde — comme une résonance vivante de la langue-mère.

Écrire l’ælthiłihm avec l’alphabet standard :

Diacritiques utilisés en Ælthiłihm

Diacritique Description Exemple
◌́U+0301 voyelle doublée (ex. intensité ou emphase) á → voyelle prolongée
◌̈U+0308 variante de lettre (souvent pour différencier le sens ou la classe phonétique) ä → voyelle secondaire
◌́U+0301◌̈U+0308 variante de voyelle doublée (souvent poétique ou emphatique) ä́ → voyelle marquée dans la poésie ou les chants
◌̴U+0334 Tilde traversant : utilisé pour lier les noms composés Säswił~Soldäł
◌/U+002F Séparateur morphologique ou **limite de mot en construction**

Système vocalique – Voyelles

Famille A E Y O U
Courte·s ä a e y o ö u ü
[e] [a] [ɛ] [i] [o] [ø] [u] [y]
Diphtongue·s æ eỿ ỿo
[aɛ] [ɛj] [jo]
Triphtongue·s æỿ
[aɛj]
Longue·s ä́ á é ý
[eː] [aː] [ɛː] [iː]

Système consonnantique – Consonnes

Famille Plosives Nasales Fricatives Semi-voyelles Liquides
Courtes p t c m s th w l h
[p] [t] [k] [m] [s] [f] [w] [ʎ] [h]
Longues ś ł
[sː] [fː] [wː] [ʎʳ]
Voisées p̈ ⇒ b ẗ ⇒ d c̈ ⇒ c̈ m̈ ⇒ n
[b] [d] [ɡ] [n]

Règles primaires :

Temps verbaux en Ælthiłihm

Dans la grammaire de l’Ælthiłihm, le système verbal repose sur quatre temps fondamentaux : révolu, passé, présent, et futur, respectivement désignés par les formes fahył, fałił, fáld et fáom. Chacun d’eux exprime une temporalité distincte et obéit à des usages spécifiques.

Le révolu (fahył) correspond à une action entièrement achevée avant une autre action passée. Il marque une coupure nette avec le présent, ne laissant aucun effet sur les événements ultérieurs. À l’inverse, le passé (fałił) désigne une ou plusieurs actions accomplies dans le passé, mais dont les conséquences persistent jusqu’au présent ou influencent des événements futurs. Il peut également servir à exprimer des habitudes passées.

Le présent (fáld) est utilisé pour décrire une action en cours, un état actuel ou encore une vérité générale. Il constitue le pivot temporel du système verbal, à partir duquel se situent les autres temps.

Enfin, le futur (fáom) sert à évoquer des événements non encore réalisés, qu’ils soient imminents, lointains, certains ou hypothétiques. Il peut ainsi inclure des intentions, des projets, ou des prévisions incertaines.

L’Ælthiłihm organise sa conjugaison en trois groupes de verbes, définis selon l’auxiliaire auquel ils se rattachent : ẗöam̈ (être), waäl (faire) et Hysäg (avoir). Ces auxiliaires conditionnent la terminaison et les mécanismes de flexion des verbes conjugués à travers les différents temps.

Valeurs aspectuelles des temps
Révolu
(fahył)
Passé
(fałił)
Présent
(fáld)
Futur
(fáom)
action entièrement achevée avant une autre action passée. Il ne produit aucun effet sur les événements ultérieurs. actions accomplies dans le passé, qui influencent le présent ou un état à venir.

Peut également exprimer une habitude
action en cours, un état actuel, ou une vérité générale. actions non réalisées, imminentes ou lointaines

Conjugaison verbe / auxiliaire : ẗöam̈ [døan] (être) / v-an = 1er groupe

Pronoms fæhył fáłił fáld fáom Liste d'exemples de phrase typiques :
[iʎʳ] ẗöäłt ẗöam̈ła ẗöam̈ ẗöam̈
  • Je suis bon archer
  • Nous étions partis
  • Tu vas me tuer ?
  • Où êtes-vous allés ?
  • Il -
  • Serions-nous en danger ?
  • ył ẗöan fle-dłem̈
  • ꝟäył ẗöandllyll wahäg
  • Fils ẗöanmien mëld waln ?
  • ẗä ẗöantlla ghian Lij ?
  • Aël-ẗöanylldä ji draag wël ?
ꝟäył [weiʎʳ] ẗöärẗiam ẗöam̈ẗłył ẗöam̈äm̈ ẗöam̈yłẗä
ẗä [de] ẗöäẗ ẗöam̈ła ẗöam̈ ẗöam̈ylẗ
ꝟaẗä [wade] ẗöärẗieł ẗöam̈ẗłył ẗöam̈ys ẗöam̈yłẗä
m̈im [nim] ẗöäł ẗöam̈ła ẗöam̈ ẗöam̈
ꝟaeỿm [wæjm] ẗöärẗ ẗöam̈ẗłäł ẗöam̈äm̈ ẗöam̈yłälẗ

Conjugaison verbe / auxiliaire: waäl [wael] (faire) / v-äl = 2nd groupe

Pronoms fæhył fáłił fáld fáom Liste d'exemples de phrase typiques :
[iʎʳ] ꝟaäłt ꝟaälls ꝟaäl ꝟaälił
  • Je monte la garde
  • Nous avons fait la garde
  • Il va le faire
  • Est-ce que tu l'as fait?
  • Comment as-tu fait ça?
  • Je l'ai fait hier
  • ył ꝟaëld al bled
  • ꝟäył ꝟaëdiam al bled
  • Nim ꝟaëlion sꝟiś
  • Aël-ꝟaër de?
  • Blend hizdij ꝟaëlt tan de?
  • ył hizdij ꝟaër folyꝟ
ꝟäył [weiʎʳ] ꝟaäd ꝟaält ꝟaäl ꝟaälilt
ẗä [de] ꝟaäł ꝟaälls ꝟaäl ꝟaälill
ꝟaẗä [wade] ꝟaärdiam ꝟaälsär ꝟaälän ꝟaälion
m̈im [nim] ꝟaärdiell ꝟaälsär ꝟaälys ꝟaälien
ꝟaeỿm [wæjm] ꝟaärd ꝟaälsen ꝟaälän ꝟaäldred

Conjugaison verbe / auxiliaire : Hysäc [hiseg] (avoir) / v-äg = 3e groupe

Pronoms fæhył fáłił fáld fáom Liste d'exemples de phrase typiques :
[iʎʳ] hysöäld hysyä hysä hysa
  • Je l'ai entendu
  • C'est nous qui l'avons
  • Ils ont eu très mal
  • Elle a une maison

au-delà de l'eau

  • Tu n'as plus de flèches?
  • Ij hizle lamrëg
  • Gan swiss bliim hizem
  • Njim hizon-liam pan-en
  • Nim hize eig fandell plandwe friss
  • Flön-Lamir fuiss de?
ꝟäył [weiʎʳ] hysöäl hysyäs hysäs hysad
ẗä [de] hysöäld hysyä hysä hysag
ꝟaẗä [wade] hysöä hysyäm hysäm hysam
m̈im [nim] hysöäm hysyän hysän hysan
ꝟaeỿm [wæjm] hysöäld hysyon hyson hysaon

Liste des verbes complémentaires

1er groupe
-am̈
2e groupe
-äl
3e groupe
-äc̈
ałam̈ défendre fam̈aäl pouvoir ałyhäc̈ infiltrer
ałham̈ rester foam̈äl chasser c̈łiꝟäc̈ ranger
cꝟam̈ẗꝟam̈ aller hym̈aäl travailler cüäläc̈ comprendre
cuölam̈ sortir lypahäl vivre faëlëc̈ arriver
cüylam̈ cuisiner lyänäl espérer fam̈äc̈ présenter, introduire
dälam̈ porter (vêtement) moäl prendre hylc̈äc̈ craindre
döam̈ être ołyhäl voir hysꝟäc̈ libérer
dömam̈ descendre p̈łäẗ couper mäläc̈ se souvenir
dłam̈ monter p̈yhyłäl revenir moäc̈ appeler
fełam̈ donner püäfäl reposer ołfaäc̈ suivre
fyłyam̈ bouger räꝟhäl répondre p̈läłäc̈ arrêter, cesser
maham̈ charger süäl dire, parler p̈łäc̈ tirer
mym̈äm̈ s’asseoir süäm̈äl crier, hurler säꝟu passer
m̈ahlam̈ entrer waäl faire ẗiäc̈ reposer
oäham̈ comprendre ẗꝟam̈ẗäl dormir ẗłäc̈ croire
oham̈ savoir yẗꝟaäl goûter ꝟahäc̈ partir
p̈ïꝟam̈ suivre yöẗꝟäl montrer yuẗłäc̈ naître
püdam̈ jeter    
söm̈am̈ raconter, narrer    
ꝟäam̈ porter    
ꝟym̈yam̈ laver, nettoyer    
ꝟyldam̈ composer    
üälẗam̈ toucher    
yäham̈ aimer    
ẗałam̈ contrer    

Concepts des pronoms personnels

Logique tripartite


En Ælthiłihm, le système pronominal repose sur une logique tripartite fondée non pas sur la personne grammaticale, mais sur la relation du sujet au locuteur. Les pronoms sont ainsi divisés selon trois concepts fondamentaux : le Moi, l’Autre, et l’Étranger. À cette distinction s’ajoute une opposition numérale systématique entre le singulier et le pluriel, ce qui structure l’ensemble des formes pronominales selon une grille 3x2.

  • Le Moi (inclusion du locuteur). Regroupe les sujets dans lesquels le locuteur est inclus, seul ou en groupe. Ce concept exprime l’identité propre, personnelle ou collective, centrée sur le locuteur. Il se décline ainsi :
    •  : « je », au singulier.
    • ꝟäył : « nous », au pluriel.
  • L’Autre (interlocuteur excluant le locuteur). Désigne les individus interpellés directement (tu/vous), mais ne comprenant pas le locuteur. L’Autre est proche dans le dialogue, mais extérieur au Moi. Il inclut :
    • ẗä : « tu », au singulier.
    • ꝟaẗä : « vous », au pluriel.
  • L’Étranger (tiers excluant le locuteur et l’interlocuteur). Fait référence aux sujets extérieurs à la situation d’énonciation, ni locuteur ni interlocuteur. L’Étranger marque un éloignement relationnel et discursif, souvent réservé à des tiers ou à des sujets inconnus. Il comprend
    • m̈im : « il/elle », au singulier.
    • ꝟaeỿm : « ils/elles », au pluriel

Cette classification permet de mieux représenter les relations interpersonnelles dans la syntaxe Ælthiłihm, en liant pronoms et position du sujet dans l’espace de la parole.

Le pronom réfléchi


En Ælthiłihm, le pronom réfléchi est invariable : il s’exprime exclusivement par la forme Lyam, quelle que soit la personne, le nombre ou le genre du sujet auquel il se rapporte.

Contrairement aux langues comme le français, où les pronoms réfléchis varient selon la personne (ex. : me, te, se, nous, vous), l’Ælthiłihm simplifie la structure en unifiant toutes les formes réfléchies sous un seul terme universel. Ainsi, que l’on parle de « je me lève », « tu te réveilles » ou « ils se battent », Lyam est toujours utilisé après le verbe pour indiquer que l’action est tournée vers le sujet lui-même.

Cette stabilité permet une lecture directe du réflexif, sans ambiguïté sur la personne, et met l’accent sur la fonction syntaxique du mot plutôt que sur son accord grammatical.

En cas de sujets composés ou mixtes, notamment lorsqu’un même sujet agit sur lui-même ou que plusieurs sujets partagent une même action réflexive, Lyam reste inchangé, conservant ainsi son statut absolu et inaltérable.

Catégorie conceptuelle Sujet Pronom réfléchi Exemple en Ælthiłihm Traduction littérale
Moi [iʎʳ] Lyam Ył döan Lyam flëg Je suis moi-même bon archer
ꝟäył [weiʎʳ] ꝟäył döan Lyam wahäg Nous sommes nous-mêmes partis
L’autre ẗä [de] ẗä döan Lyam ghian Tu es toi-même fort
ꝟaẗä [wade] ꝟaẗä döan Lyam gwän Vous êtes vous-mêmes joyeux
L’étranger m̈im [nim] m̈im döan Lyam rëld Il est lui-même grand
ꝟaeỿm [wæjm] ꝟaeỿm döan Lyam hjun Ils sont eux-mêmes cachés

Comparatif et superlatif

Résumé – Degrés de comparaison
Suffixe Sens Exemple
–än Supériorité (plus / le plus) dlenän → plus bon

flägän → plus fort

–äs Infériorité (moins / le moins) dlenäs → moins bon

flägäs → moins fort


En Ælthiłihm, les degrés de comparaison des adjectifs se forment de manière régulière à l’aide de suffixes invariants placés directement après l’adjectif concerné. Ce système ne fait pas de distinction morphologique entre le comparatif et le superlatif : c’est le contexte syntaxique qui permet de différencier les deux usages.

  • Le suffixe –äm̈ indique une valeur supérieure. Il équivaut à « plus » ou « le plus » en cédoyïen. Par exemple :
    • dlenäm̈ → plus bon / le meilleur
    • flägäm̈ → plus fort / le plus fort
  • Le suffixe –äs indique une valeur inférieure. Il correspond à « moins » ou « le moins » en cédoyïen. Par exemple :
    • dlenäs → moins bon / le moins bon
    • flägäs → moins fort / le moins fort

Il n’y a pas de modification interne de l’adjectif, ni d’accord avec le genre ou le nombre. Ces suffixes s’appliquent de façon agglutinante, respectant ainsi la structure morphologique simple et régulière de la langue.

Formation du pluriel


La formation du pluriel en Ælthiłihm repose sur un système simple et régulier utilisant des suffixes ou affixes spécifiques selon la nature du mot concerné.

  • Pour les noms, adjectifs et autres mots lexicaux, le pluriel se forme par l’ajout du suffixe -sä à la fin du mot. Ce suffixe est invariable et ne modifie pas la racine du mot :
    • flägflägsä (« force » → « forces »)
    • dlendlensä (« bon » → « bons / bonnes »)
  • Pour les pronoms personnels, le pluriel est indiqué par l’affixe ꝟä-, qui se place en préfixe devant la racine du pronom :
    • (je) → ꝟäył (nous)
    • ẗä (tu) → ꝟaẗä (vous)
    • m̈im (il) → ꝟaeỿm (ils)

Ce système respecte la structure conceptuelle des pronoms de l’Ælthiłihm, qui repose sur des distinctions claires entre le moi, l’autre, et l’étranger, tout en maintenant une cohérence morphologique entre le singulier et le pluriel.

Impératif


La construction de l’impératif en Ælthiłihm est directe et suit une structure inversée par rapport au français : le verbe à l’infinitif précède toujours le sujet.

La forme impérative s’exprime donc par la formule :

’’[infinitif du verbe] + [sujet]’’

Ce mode est utilisé pour donner un ordre, une instruction, une demande ou un souhait, que ce soit à une personne ou à un groupe. Le verbe n’est jamais conjugué à l’impératif : c’est l’infinitif seul qui est utilisé, ce qui confère à la langue une clarté d’intention directe.

Exemples :

  • ꝟaäl ẗä → « Fais-le !» (litt. « faire tu »)
  • ẗöan ył → « Sois ! » (litt. « être je »)
  • Hysäc ꝟäył → « Ayons ! » (litt. « avoir nous »)
  • ꝟaäl ꝟaẗä → « Faites-le ! » (litt. « faire vous »)

Ce fonctionnement participe à la cohérence grammaticale de l’Ælthiłihm, en plaçant toujours l’action en priorité.

Dérivation nominale par le suffixe –hył

Résumé – Formation du pluriel
Catégorie Forme plurielle Exemple
Noms suffixe -sä fläg → flägsä
Adjectifs suffixe -sä dlen → dlensä
Pronoms préfixe ꝟä- ył → ꝟäył
ẗä → ꝟaẗä
m̈im → ꝟaeỿm

En Ælthiłihm, le suffixe –hył permet de transformer certains verbes en noms, en leur conférant le sens d’action, d’état ou de concept associé au verbe. Il s’agit d’un procédé dérivatif courant dans la formation du vocabulaire abstrait, des professions ou des disciplines.

Le suffixe –hył se place directement à la fin du verbe à l’infinitif, sans altération du radical.

Exemples :

  • waäl (« faire ») → waälhył (« action de faire », la fabrication, l’acte)
  • döan (« être ») → döanhył (« l’être », l’existence)
  • hysäg (« avoir ») → hysäghył (« possession », le fait d’avoir)

Ce suffixe est central dans la création lexicale abstraite, et permet d’étendre la grammaire verbale vers le domaine conceptuel ou nominal, tout en conservant la racine d’origine.

Négation – usage de ẗwäl


En Ælthiłihm, la négation d’une phrase se construit avec ẗwäl, un mot invariable qui fonctionne comme adverbe négatif. ẗwäl se place immédiatement après le verbe conjugué. Si le verbe est à l’infinitif ou si la phrase est subordonnée, ẗwäl peut être déplacé en fin de groupe verbal pour des raisons rythmiques ou stylistiques.

Exemples :

  • Ill döan ẗwäl. → « Je ne suis pas. »
  • Nim hys ẗwäl eig. → « Tu n’as pas de maison. »
  • Wäl waäl ẗwäl ion. → « Vous ne le faites pas. »
  • Aël-döanylldä ẗwäl ji draag. → « Serions-nous pas en danger ? »

Particularités :

  • ẗwäl ne change jamais de forme.
  • Il n’est jamais contracté.
  • Il ne s’accorde pas avec le sujet ni avec le verbe.
  • Il peut nier une action, un état ou une qualité :

Dłen ẗwäl. → « Ce n’est pas bien. »

  • Adjectif :
  • Re- /encore : Thyn même : gwan si/possibilité : hödll Par : cy être/race : Dill

Sous-pages de l’Ælthiłihm